SAUVAGERIE

Un film de Rémi de Gaalon et Jonathan Le Fourn
France | 2017 | 94 minutes | HD
Production Haiku Film.
avec l'aide du CNC, CICLIC Région centre, Institut Français, FID Lab 2016, Périphérie

Sélection : Compétition nationale Fid 2017. Lussas ( de l'écrit à l'écran, séance organisé par le CNC ), les rencontres du cinéma documentaire de Montreuil, Jilhava international film festival

Partis au Brésil à la rencontre de la Nature et de sa sauvagerie rêvée, voilà Jonathan Le Fourn et Rémi de Gaalon à Bélem, aux portes de l’Amazonie, dans l’État de Pará réputé jadis pour ses forêts tropicales impénétrables. Et face à une autre réalité : ainsi, ouvrant le film, un attroupement de nuit suscité par un homicide tout juste perpétré. Curieux aussi des environs de la ville, leur exploration se fera double, balançant entre les territoires où subsistent ça et là des miettes de l’espace fabuleux recherché et désormais réduit, et un monde humain autant marqué par ce territoire qu’il ne l’a modifié. D’un côté, un parcours périurbain d’où se détachent des figures aux dénominations évocatrices de ce qui s’y joue : le Policier philosophe, le Médaillé du FBI ou encore le Reporter de fait divers. De l’autre, la forêt et ceux qui y vivent, tel l’Ingénieur forestier ou l’Habitant des rives. De récits en rencontres, d’un espace à l’autre, les liens se dessinent peu à peu. Et prend corps une autre mythologie, où règne une férocité faite d’homicides, d’agressions, de cupidité. Une violence sourde qui scande le film, diffuse et omniprésente. Des mondes intriqués, à l’image du récit de cette enfant révélatrice des fantasmes d’une nature édénique. Et de nous offrir un film tout en méandres, tissés de paradoxes, comme le signale l’ambivalence du titre, ne renonçant ni à la fascination ni à la lucidité, hanté par les notes surgissant par bouffées de la fameuse Symphonie de Dvorák, dite du Nouveau Monde.
( Note Fid )