Congo Double Mort
Long métrage documentaire ( en écriture )

Judith broussathe formule ainsi à propos de Frankenstein dans le « cercle des tempêtes »  : quand la catastrophe commence t'elle ? On croit la conjurer avec la naissance de ces propres enfants. Le répit ne dure que quelques années. Créer sa propre famille, vouloir cela, comme une alternative à sa famille d'origine, c'est vouloir guérir d'un empoisonnement avec un autre poison. La famille n'est pas un nouveau chemin. Elle ne fait que répéter les anciennes blessures. Seule une double révolution intérieure et extérieure peut changer les choses.

En nous tout ce qui colonise et qui viens s'agiter sans le verbe pour le définir, finis toujours par s'échapper de dessous le crâne semblable à une fièvre qui chercherais à se rationalisé et produisant partout du vestige et de la mise à mort. A l'image de cet étrange parallèle entre la filiation et Frankenstein, je voudrais au sein d'une enquête à rebours qui serai aussi un cauchemars à résoudre, inscrire une narration ouverte à l'obscurité de nos filiations avec en point de fixation cette double image : monstre intime/monstre collectif.

Illustration : Paolo Uccello